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Dharmaling Forums

Zangpo

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  1. Oui, chez les Nyingmapas le Dzogchen est classé au sommet des Tantras (Atiyoga). Avec la particularité d'être complètement différent des approches tantriques ! En gardant cela à l'esprit, on peut certainement employer le terme de Tantra (ce n'est qu'un mot, un concept ; tout dépend comment on le définit). "the direct path of self-liberation is very different from the other Buddhist paths of renunciation, peculiar to the sutras, and transformation, peculiar to the tantras." J'ai tendance à faire davantage confiance aux Enseignements de Namkhai Norbu, Yongdzin Tenzin Namdak, Dudjom Rinpoché ou Kunzang Pema Namgyel qui sont détenteurs de lignées ininterrompues qu'en la présentation, peut-être de grande qualité, d'érudits éventuellement plus sujet à caution. Par ailleurs, Alexander Berzin étant si ce n'est d'obédience du moins de formation Gelugpa son interprétation du Dzogchen est probablement celle de cette école (qui n'en est pas détentrice). Mais je suis néanmoins prêt à "m'ouvrir l'esprit" en lisant ses quelques lignes...
  2. J'ai suivi votre conseil, je viens de relire quelques page de "Dzogchen et Tantra" de Namkhai Norbu. Voici quelques extraits : "Le Dzogchen n'est ni le Sutra ni le Tantra. La base de la transmission du Dzogchen est "l'introduction" et non la "manifestation" comme dans le Tantra. Ses pratiques principales travaillent directement au niveau de l'esprit pour amener l'individu dans "l'état primordial", introduit par le maître, état que l'on continue jusqu'à la réalisation du "grand Transfert" ou du "Corps de Lumière"...il existe aussi des pratiques de la voix et du corps dans le Dzogchen, mais elles sont secondaires par rapport à la pratique de la contemplation non-duelle...Seule cette contemplation peut véritablement être appelée Dzogchen, mais un pratiquant peut utiliser toutes les pratiques d'un quelconques niveau des Sutras ou des Tantras, si elles s'avèrent nécessaires pour éliminer ce qui fait obstacle à l'état de contemplation. La méthode spécifique du Dzogchen est appelée la Voie de l'autolibération. Pour l'appliquer il n'y a rien à quoi on doive renoncer, rien à purifier ni rien à transformer. La vision karmique qui apparait, quelle qu'elle soit, est utilisée comme la Voie." Plus loin, parlant du Fruit : "Le Corps de Lumière (Jalu) réalisé par la pratique du Dzogchen est différent de Gyoulu, le corps illusoire ou "de maya", que l'on réalise par les pratiques des Tantras supérieurs. Le Gyoulu dépend du prana subtil de l'individu, et comme le Dzogchen considère le prana comme faisant partie de la dimension relative, ce Gyoulu n'est pas considéré comme la réalisation totale."
  3. Je n'ai aucune prétention particulière et encore moins de certitudes. Il se trouve néanmoins tout simplement que les enseignements dzogchen me correspondent et que c'est la voie que j'ai choisi. J'ai (fort heureusement) la chance de pouvoir suivre les enseignements d'un maître. L'auto-libération ne signifie pas qu'on se libère tout seul. C'est la façon de procéder du dzogchen qui consiste, dans l'état de contemplation de la nature de bouddha, à laisser tout ce qui s'élève depuis cet état se dissoudre à sa source. Le dzogchen est principalement enseigné dans les traditions Nyingmapa et Bönpo où il est placé au-dessus des tantras. Ce n'est pas moi qui le dit, ces lignées le définissent ainsi ; on peut ne pas être d'accord mais de là à dire que c'est la même chose (tantra et dzogchen) alors même que les tenants de cette voie le définissent comme différent...pourquoi pas, mais ça ressemble à une affirmation pour le moins gratuite et infondée. Par ailleurs, s'il est vrai que d'autres pratiques co-existent avec la contemplation (préliminaires, guru yoga....) elles sont secondaires dans la voie du dzogchen et ne font pas partie du dzogchen à proprement parler.
  4. Il ne s'agit pas de créer des schismes, mais de dire les choses telles qu'elles sont. Si on parle en termes de Base, de Chemin et de Fruit et que l'on compare deux systèmes de pratique, si leur vue de la base est différente il s'ensuit nécessairement une pratique du chemin différente qui donnera des résultats ou des fruits différents. Les bouddhas ont données des enseignements différents adaptés aux aptitudes, capacités, ou sensibilité des êtres. Ces enseignements sont divisés en sutras, tantras et dzogchen. Chacun de ces systèmes comporte une Base différente, un Chemin différent et conduit donc à un résultat, un Fruit différent. La méthode propre au système des sutras est le chemin de la renonciation, celle des tantras est le chemin de transformation et celle spécifique au dzogchen est le chemin de l'auto-libération. Tous ces systèmes mènent à la libération de la souffrance (et du cycle des renaissances), mais chaque pratique ayant ses résultats propres ils ne sont pas identiques.
  5. La vue du Dzogchen n'est pas la vue des Tantras (même si certaines écoles incluent le Dzogchen dans les Tantras). Dans les Tantras, par les pratiques de kyerim et de dzogrim on crée un corps illusoire (celui du yidam pratiqué) pour y transférer notre principe conscient au moment de la mort. Ce corps illusoire (ou Gyulu) constitue une bonne base pour la manifestation du Sambhogakaya, si tant est qu'il soit suffisamment pure, parfait. Ce qui signifie que le Sambhogakaya est ici la conséquence de la pratique (qui en est la cause). Dans la vue du Dzogchen on considère que tout ce qui a une cause est impermanent et qu'il ne s'agit donc pas là de la pleine bouddhéité (notre existence conditionnée ne saurait engendrer un état inconditionné). La voie du Dzogchen enseigne les pratiques de Trekchod et Thödgal. La première consiste à entrer et à demeurer dans l'état de contemplation de rigpa (l'état naturel de l'esprit). La deuxième consiste, dans cet état de contemplation, à laisser à la potentialité de l'état naturel l'occasion de se manifester en visions. La pratique prolongée et stable de ces méthodes permet la manifestation spontanée du corps d'arc-en-ciel (Jalu). Dans la vue du Dzogchen le Sambhogakaya n'a pas d'autre cause que lui-même. C'est une manifestation spontanée et parfaite (lhundrub) d'un potentiel qui a toujours été présent mais non réalisé. Ce n'est donc pas simplement une autre façon d'expliquer la même chose. C'est une Vue différente, avec des pratiques différentes. Le fruit ou résultat est donc différent également...
  6. C'est une voie encore plus directe que le Tantrayana...réservée à ceux qui parviennent à reconnaître l'état naturel et à y demeurer.
  7. Bonjour, tout dépend de la foi qu'on a en cette croyance...après tout notre devenir est étroitement lié à nos croyances.
  8. Bonjour, tout dépend ce que l'on entend par maître pleinement qualifié...compte tenu des qualités d'un éveillé, 10 ou 1000 candidats au refuge ne devrait pas poser de souci de gestion de nom individualisés...
  9. Bonjour Aislean, Voici quelques titres de livres écrits par des maîtres du Dzogchen sur les yogas des rêves, si vous ne les connaissez pas encore : "Sagesse ancestrale" (Gyatrul Rinpoché), "Le Yoga du rêve" et "Le cycle du jour et de la nuit" (Namkhai Norbu Rinpoché) et surtout Yogas tibétains du rêve et du sommeil de Tenzin Wangyal Rinpoché). Dharmicalement, Zangpo
  10. Bonjour Thierry, il me semble que karma n'est une comtabilité qui donne des points nous autorisant à faire ceci ou cela. C'est plutôt un état d'esprit résultant de nos habitudes de pensées et d'agir (qui forment le carcan conditionnant notre devenir) et il est difficile, même avec de la bonne volonté de sortir de ces habitudes (considérées comme "bonnes" ou "mauvaises" du reste) et de changer de cap ; mais pas impossible. Alors lorsque quelqu'un veut prendre refuge il n'y aurait pas beaucoup de sens à le refuser, sa volonté étant déjà le signe de son "admissibilité". On pourrait comparer à un fumeur qui désire arrêter de fumer, on ne peut lui refuser de s'engager dans cette tentative, même si les chances de succès ne sont pas toujours évidentes. Certains s'y reprennent à plusieurs fois. cordialement, Zangpo
  11. Voici un lien vers le site de Kagyu Dzong à Paris...je ne sais pas qui était le lama en charge à l'époque que vous évoquez...mais peut-être pouvez-vous reprendre contact avec le centre... http://www.kagyu-dzong.com/site/edito.htm
  12. Bonjour Orel, L'égo n'existe pas, c'est une illusion...à moins d'être des Don Quichotte nous n'avons pas à le tuer, mais à réaliser que ce à quoi on s'identifie est une chimère... Dharmicalement, Zangpo
  13. Celui qui se termine ainsi est probablement la prière de Dewachen (pour renaître sur la Terre Pure du Bouddha Amithaba). Pour Tchenrezi c'est tout simplement "Om mani pémé houng". Le lien suivant donne le texte de la pratique de Tchenrezi : http://perso.wanadoo.fr/daoua.louis/boudd/...ml#anchor445335 dharmicalement, Zangpo
  14. bonjour, ceci amène une autre question : la "production de richesse" profite-t-elle aux gens ? Dharmicalement, Zangpo
  15. Pao Pao, Je vous conseille de "vérifier" votre réalisation de la nature de l'esprit auprès de votre maître... Dharmicalement, Znagpo
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