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Dharmaling Forums

Morgan

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  1. Bonjour, Si je ne me trompe, contrairement aux théories occidentales, il n'y a pas d'âme individuelle dans le bouddhisme. Donc: pas d'âme pas de réincarnation individuelle... Pourtant, dans le livre des morts tibétain, Sogyal Rinpoche explique que lorsque un couple fait l'amour, certain "mort" ayant un lien karmique avec le couple se tient prêt à s'incarner. De même, on parle volontiers de réminiscence dans la plupart des textes bouddhiques, mais pour qu'il y ait réminiscence, il faut qu'il y ait une certaine part d'individualité sinon on a les souvenir de qui ? Il est dit que lorsqu'on atteint l'éveil, on se souvient de ses vies antérieures, mais pour s'en souvenir, il faut les avoir vécu donc il faut que "quelque chose" survive après la mort donc pourquoi pas l'âme? Ce qui n'empêche pas de considérer que toute les âmes sont fondamentalement Une (dans tous les règnes de la nature) et que tout est interdépendant...? Pouvez vous m'éclairer?
  2. C'est vrai qu'idéalement, on devrait entretenir des relations détachées de toute implication emotionelle... comme je le conçois: une amour sans limites sans que les débordements émotifs des autres (et à fortiori des proches) ne puisse nous atteindre... Pour ce qui est de l'équanimité, je suis assez d'accord sur le principe, néanmoins... si je puis me pemettre de faire l'avocat du diable :twisted: n'est ce pas injuste quelque part? Je veux dire: imaginons d'un côté nos amis proches, dévoués, toujours là pour nous, et de l'autre des enfoi... toujours prêt à faire du tort autour d'eux pour leur propre intérêt et nous devrions leur donner la même chose.... N'est ce pas injuste pour les premiers? Je veux bien avoir de la compassion pour les seconds et souhaiter qu'ils s'ouvrent à la bonté mais de là à leur donner mon amitié....ce serait aussi un manque de discernement non?
  3. Effectivement, comme le disais très justement Chris, il ne faut pas confondre désir-attachement avec la motivation élevée. De même qu'à mon sens, il ne faut pas confondre l'attachement matériel à la richesse, source de vénalité et de matérialisme, avec la richesse de l'amitié, source d'Amour...
  4. Cher Chris, Je te remercie pour ta réponse claire et profonde. Je te suis infiniment reconnaissant. Un grand merci. Une très bonne année à vous tous !
  5. Tashi Delek, D'avance pardonnez peut être la naïveté de ma question... Après quelques années de mûres réflexion, j'ai décidé d'avancer consciemment sur le chemin de l'éveil au sein de la Sangha. Il y a un petit temple près de chez moi (Bruxelles) de tradition Kagyu (Samye Dzong) qui accueille Mingyour Dorje Rinpoche, celui ci va diriger une prise de refuge et je compte bien y participer. Néanmoins au vu des différents ordres qui compose ce beau bouddhisme tibétain, comment savoir lequel nous correspond? Comment savoir si on doit fréquenter un temple Kagyu, Nyngmapa ou Gelukpa? D'autant que pour un néophyte les différences de doctrine entre ces différents ordres sont très subtiles... Merci d'avance...
  6. heu... :oops: :oops: :oops: Ces quelques mots viennent de débloquer quelque chose dans ma réflexion, merci infiniment
  7. Tout d'abord merci pour vos réponses , Je suis d'accord avec ce que vous dites mais j'ai envie d'y apporter une nuance, comme toute discussion philosophique il faut bien s'entendre sur les termes... Ok pour les passions. Les affres de la création ne rendent pas une oeuvre plus belle. (même si parfois l'acte de créer est comme un accouchement), je ne crois pas personellement au mythe de l'artiste torturé, alcoolique ou drogué pour diminué ce qui le déchire... Je suis écrivain et personellement, c'est quand je suis le plus reposé, de bonne humeur et après une méditation que j'écris le mieux. L'artiste torturé est en proie à ce que j'appelle, ses passions. Car l'acte de créer nous fait nous retourner sur nous même et prendre de face tout une série de chose... Et celui qui n'est pas prêt peut être submergé par ce qui se trouve au fond de lui. De même, la course frénétique à l'argent et à l'illusion matérielle est un désir superficiel : dans l'absolu, pas besoin d'une grosse voiture, d'une grosse maison sinon pour satisfaire notre égo... tout à fait d'accord aussi pour dire que l'occident opère une confusion des valeurs en associant la grosse villa à la vie elle même ou au désir de vivre de celui qui y habite ou à sa réussite dans l'absolu. Ca c'est des caprices d'enfants reposant sur l'illusion du samsara, on est d'accord. MAIS encore une fois, il existe un sentiment plus lumineux et plus profond... Lorsque je pense aux 100.000 chants de Milarepa qui se trouve sur ma table de nuit, j'ai une espèce de lumière dans le coeur, d'onde de plaisir qui me traverse et qui me donne envie d'aller lire... Lorsque je pense à aider mon semblable (j'ai travaillé dans le milieu des ongs), là aussi je ressens cette force qui me pousse à continuer... En fait ce dont je parle, c'est ces moments où on est en parfait accord/harmonie avec la face la plus numineuse de notre être... Ces moments là nous donne la force et font naître... le désir... de continuer, de maintenir cette harmonie. Sinon, on se laisse aller et on devient une baudruche vide de sens car vide d'envie de se correspondre (à soi donc à l'univers).... Voilà, quen pensez vous? Je ne sais si je suis assez clair
  8. Bonjour à tous, Il y a concept clé du bouddhisme sur lequel je m'interroge car j'ai peur de ne pas très bien le saisir dans sa juste mesure (ou de ne pas bien le comprendre tout simplement) : c'est l'élimination du désir, ou le désir comme source de souffrance. Certes je comprends en quoi certains désirs peuvent être source d'illusion et de souffrance: désir matériel, désir de paraître, désir de puissance... Néanmoins, il me semble qu'il y a des désirs qui sont sources de vie: désir de créer (que ce soit une symphonie, une toile, un roman...), désir de connaître (si j'en avais pas le désir je ne lirais pas de textes philosophiques), et même....désir de méditer (à mon sens on ne médite pas machinalement mais parce que on en a envie, on en a le désir)... Ne devrait on pas discerner deux types de désirs? Le superflus et l'essentiel qui est comme un élan lumineux du coeur et donne sa raison d'être...à la vie. Merci d'avance.
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