Jump to content
Dharmaling Forums
Sign in to follow this  
alphonse

avancer à reculons

Recommended Posts

Bonjour à tous

En suivant le chemin du bouddhisme, nous sommes censés nourrir notre compassion, la faire grandir.

C'est plutôt l'inverse qui se produit chez moi, j'ai de moins en moins de compassion est la peine d'autrui me laisse de plus en plus indifférent. Il me semble que ceux de mon entourage qui souffre, se complaisent dans leur souffrance. Ils ne voient que leurs soucis , se fixent dessus et malgrés discussion conseils ....etc, réduisent leur univers à leur nombril. A force d'impuissance je deviens indifférent, bien que toujours présent et prés a répondre à l'appel de ces personnes qui souffrent. Cependant, rien ni fait, je ne partage plus leurs souffrances.

Plus je médite , plus le mal empire. d'ou viens le problème?

Share this post


Link to post
Share on other sites

Tashi Delek Alphonse, et à tous,

 

Le fait de sentir ou de constater que votre compassion ou votre sentiment d'indifference

vous gène c'est peu être que vous avez maintenant en vous la comprehension de la signification du Karma, en effet chaque être est lié à son Karma et doit récolter tôt ou tard les fruits de son champs.

 

Il est normal de ressentir de la compassion envers les autres qui souffrent, mais en prenant conscience qu'ils sont responsable de leur Karma, il faut qu'ils vivent l'effet en entier pour l'effacer, donc on doit être conscient que nous pouvons soulager la charge en les aidant à vivre cette épreuve mais en aucun cas les empecher de nettoyer le chaudron si non l'effet reviendra !

 

Le fait de conseiller les autres, de faire des efforts pour les aider sincerement est de la compassion, le fait d'être détaché de la souffrance que nous voulons soulager ne veut pas dire que nous sommes un "mauvais ou autre", c'est à mon avis au contraire un signe de grande compassion et de sagesse !

 

J'attends l'explication de LAMA SHENPHEN RINPOCHE car votre question est très interessante et la réponse de LAMA sera certainement importante pour vous que pour moi.

 

Meilleures pensées,

 

G.Thubten.Wangdu

Share this post


Link to post
Share on other sites
Bonjour à tous

En suivant le chemin du bouddhisme, nous sommes censés nourrir notre compassion, la faire grandir.

C'est plutôt l'inverse qui se produit chez moi, j'ai de moins en moins de compassion est la peine d'autrui me laisse de plus en plus indifférent. Il me semble que ceux de mon entourage qui souffre, se complaisent dans leur souffrance. Ils ne voient que leurs soucis , se fixent dessus et malgrés discussion conseils ....etc, réduisent leur univers à leur nombril. A force d'impuissance je deviens indifférent, bien que toujours présent et prés a répondre à l'appel de ces personnes qui souffrent. Cependant, rien ni fait, je ne partage plus leurs souffrances.

Plus je médite , plus le mal empire. d'ou viens le problème?

 

Bonjour,

 

Je ne partage ici que mon expérience sans intention aucunes d'imposer une démarche plus qu'une autre.

 

Ainsi et depuis mon point de vue expérimetal ll n'ya pas de problèmes dans ce qui vous arrive, sinon que vous vivez une progressive désidentification à vos états sentimentaux personnels et par ce fait vous ne réagissez plus avec un sentiment de pitié compréhensive envers les êtres humains et leur 'problèmes' existentiels egocentriques.

 

S'occuper des autres est une bonne chose pour l'ego (ce que j'appel du nom d'ego est la personnalité mentale vitale humaine avec ses sentiments et ses pensées personnelles ainsi que ses conventions sensorielles personnalisées) car ainsi la conscience mentale humaine sort momentanément de son egocentrisme pour une expansion de sa conscience et une prise de conscience de l'existence d'autrui et de l'interdépendance de sa conscience et nature corporelle avec tous les êtres vivants.

 

Le problème, si il y a, c'est que les 'autres' ne sont pas perçus pour ce qu'ils sont mais à travers les filtres sentimentaux et intellectuels personnels qui forment les couches de notre personnalité mentale humaine. Ainsi souvent la pitié compréhensive se réduit à une satisfaction inconsciente de notre attachement aux situations de drame, qui alors entretiennent l'existence de notre ego en lui donnant une certaine importance.

 

Lorsqu'au contraire notre esprit se détache de plus en plus des sentiments formant son identité egotique, alors nous 'réagissons' de moins en moins envers les autres en fonction des besoins existentiel de notre ego, et surtout nous voyons de moins en moins les 'autres' à travers les filtres mentaux personnels de notre personnalité humaine, ego humain.

 

En même temps plus notre esprit se détache des sentiments et pensées propre à sa personnalité humaine compulsive et plus l'esprit retrouve sa sensibilité propre ainsi qu'un 'pouvoir' de 'présence en soi' qui a une 'action en soi' sur la conscience des êtres vivants.

 

Alors la compassion n'est pas la pitié compréhensive de l'ego, notre esprit étant l'autre lorsque notre esprit a une relation avec un autre être vivant, l'esprit vit l'état de conscience que l'autre vit et, il est l'autre à ce moment là; et par sa capacité de présence en soi l'esprit peut aider les autres êtres humains dans la libération de leur dépendance à leur personnalité humaine compulsive.

 

Autant dire l'importance de ne plus être attaché aux sentiments et pensées humaines pour expérimenter cette nature de l'esprit...

 

En attendant cet état libéré de l'esprit de sa personnalité humaine complusive, il existe une phase intermédiaire ou nous voguons entre deux eaux pour ainsi dire, être notre personnalité humaine et être l'esprit détaché des sentiments de sa personnalité humaine.

 

Gilbert ;)

Share this post


Link to post
Share on other sites
Bonjour à tous

En suivant le chemin du bouddhisme, nous sommes censés nourrir notre compassion, la faire grandir.

C'est plutôt l'inverse qui se produit chez moi, j'ai de moins en moins de compassion est la peine d'autrui me laisse de plus en plus indifférent. Il me semble que ceux de mon entourage qui souffre, se complaisent dans leur souffrance. Ils ne voient que leurs soucis , se fixent dessus et malgrés discussion conseils ....etc, réduisent leur univers à leur nombril. A force d'impuissance je deviens indifférent, bien que toujours présent et prés a répondre à l'appel de ces personnes qui souffrent. Cependant, rien ni fait, je ne partage plus leurs souffrances.

Plus je médite , plus le mal empire. d'ou viens le problème?

Un ajoût pour vous dire qe vous n'avez pas besoin de nourrir la compassion, celle-ci est la nature propre de l'esprit et ainsi plus vous 'oeuvrez' pour retrouvez la nature 'libérée' de votre esprit et plus la compassion est votre état d'être...

 

Gilbert

Share this post


Link to post
Share on other sites
Guest lodreu

Tashi Delek,

 

Habitués depuis des vies et des vies à un mode de pensée, de fonctionnement centré sur notre plaisir, notre chérissement personnel, il est courant que ce que nous nommons "compassion" soit plus que fluctuant.

Je dis ce que nous nommons, parce que à notre stade nous sommes des aspirants au développement de la Compassion. Bodhicitta, est en effet un stade où l'ensemble de ce que nous faisons est tourné vers les autres. Pas une action, une parole ou une pensée qui ne soit sous-tendue par cette motivation.

Il faut de plus différencier la Compassion générée avec ou sans la Vacuité. Un Bodhisattva ayant réalisé la Vacuité n'est plus limité de la même manière dans sa perception et son action. Il peut commencer à allier la Sagesse à l'action Compassionnée.

 

A notre stade de débutant, il est donc courant de passer par des stades plus ou moins euphoriques et d'autres où nous ressentons un certain découragement, en fonction de notre énergie, de la constance de notre pratique, de notre motivation, etc...

 

Une fois que ce constat est fait, et que nous avons vu et ressenti notre niveau présent il est important de rebondir. D'utiliser cette prise de conscience pour relancer notre pratique. De relancer l'aspiration au développement des 6 Paramitas.

 

Pour cela différentes pratiques et enseignements existent. On pourrait citer par exemple les 6 causes pour un effet qui permettent à travers 6 prises de consciences d'entretenir un état d'esprit tourné vers les autres. La pratique de l'échange de soi avec les autres, etc ...

 

Une des premières étapes est de ne plus considérer votre entourage pour ce qu'il est, mais pour ce que vous pouvez lui apporter. Il devient alors un moteur pour votre pratique.

Vous pouvez ensuite réfléchir sur le fait que l'ensemble des personnes qui composent votre entourage ont étés extrêmement bonnes avec vous au cour de toutes vos vies passées. Elles vus ont nourries, aimé, protégé, ont peut être donné leur vie pour vous, etc... Il est important aujourd'hui de reconnaître leur bonté.

Equilibrez vos projections, vos émotions, l'idée d'ami et d'ennemi. A travers cette vue il est facile de voir qu'à cause de l'ignorance, d'une vie à une autre, il est possible de considérer une personne comme proche, puis ennemie. Mettez vos amis et ennemis sur le même plan.

Considérez leur situation, ressentez leur souffrance. Vous pouvez échanger vos places, vous imaginer dans leur vie et considérer vos attitudes avec honnêteté. Comment réagiriez-vous à leur place?

Regardez les personnes dont les attitudes vous irritent comme des enseignants précieux. S'ils vous irritent c'est que vous n'avez pas développé les qualités nécessaires ;-)

Mais grâce à eux, parce que vous en devenez conscient vous allez pouvoir le faire. :D

 

Il est possible de voir tout cela dans une courte méditation, en passant d'un point à l'autre. Comme variante vous pouvez conclure en essayant de vous imaginer dans ce qu'ils ont besoin pour calmer leur souffrance. Cela peut être un objet, une parole apaisante, une situation, etc... Tout ce que vous pouvez leur apporter.

 

Enfin une fois que cette compréhension est établie, visualisez l'ensemble de leur souffrance, et en respirant, après avoir calmé votre esprit, imaginez cette souffrance, qui vient de l’ignorance primordiale, entrer en vous sous la forme d'une fumée noire. En gardant la vision de la Vacuité, vous la dissolvez, et par le pouvoir de votre motivation, vous exhalez une énergie blanche et apaisante que vous renvoyez à tous les êtres.

 

Certaines personnes ont besoin de faire cela avec leur environnement proche, pour d'autres il faudra commencer avec l'idée d'aider les êtres en général avant de pouvoir remonter le flot émotionnel jusqu'aux personnes qui nous entourent.

 

C'est une méditation à répéter régulièrement, et surtout à appliquer en dehors du temps de méditation. Lorsqu'une situation qui vous pose habituellement problème surgit, il faut vous souvenir de ce que vous avez compris durant votre pratique, et le mettre en oeuvre.

 

Meilleurs souhaits,

Lodreu.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Bonjour mon cher LODREU,

 

Je suis ravi de croiser ton chemin sur un sujet, qui d'ailleurs je te remercie pour tes précisions enrichissantes.

 

Merci et à bientôt,

Meilleures pensées positives,

G.T.Wangdu

Share this post


Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

Loading...
Sign in to follow this  

×
×
  • Create New...